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Guide immobilier

Le courtier est-il devenu « useless » ?

Au rythme des avancées technologiques, la société bouge et laisse une place toujours plus dominante à la dématérialisation. Bien que l’immobilier soit catalogué comme le vilain petit canard du domaine de la technologie, il n’y échappe pas ; logiciels et applications en tout genre se multiplient sur le marché.

La question traitée dans cet article se focalise sur la nécessité du courtier qui, au vu des dernières « startup innovantes » laisserait planner le doute sur une pseudo obsolescence de la fonction et de surplus faire croître, un sentiment de self-made tout puissant venant s’ancrer dans l’esprit de la population. Avant toute chose, il semble nécessaire de faire le point sur un élément crucial, qui semble être la ligne directrice de communication de toutes ses nouvelles entreprises : l’innovation.

Le courtier est-il devenu « useless » ?

Qu’est-ce que l’innovation ?

La définition de l’innovation s’articule sur un axe principal : soit l’amélioration de l’existant ; « Introduire quelque chose de nouveau pour remplacer quelque chose d’ancien dans un domaine quelconque » (Larousse) en d’autres termes, l’innovation vise une avancée, un progrès, un perfectionnement d’un produit et/ou d’un service existant.

La plupart des nouveaux arrivants prônent et font l’apologie d’une « innovation » inexistante, puisque dans le fond, la principale différenciation s’articule sur la suppression de la commission jugée « trop onéreuse ». Ne confondons pas un « Disrupter » avec un « Discounter » car entre l’un et l’autre, il y a un monde. Qu’on ne nous dise pas que « 0 commission » est une innovation, par pitié…non !

La culture du service se perd, le contact humain se rarifie, laissant souvent place aux mauvaises surprises, conséquence d’un travail approximatif, incomplet et de compétences parfois dépassées.

Qu’est-ce qu’un courtier ?

Un courtier est un professionnel de l’immobilier qui est en mesure d’accompagner, conseiller, négocier et finaliser une vente (aspects juridique, technique et économique maitrisés).

Faire appel à un courtier a effectivement un coût. Cette prestation comprend un service sur-mesure dédié à un bien immobilier (compréhension des enjeux économiques et juridiques) et outre le gain d’argent, de temps, et des conseils avisés, ce service se concentre sur l’humain. Alors ce coût est-il réellement surestimé ? Et pour qui ?

Les statistiques le démontrent, les transactions réalisées par un courtier sont supérieures (en termes de prix) à celles intervenues sans l’intermédiaire d’un courtier (OCSTAT).

« 40% des transactions en 2016 n’ont pas eu recours à un courtier ».

Quant aux cinq dernières années, le prix des transactions réalisées par l’intermédiaire d’un courtier ont été supérieur de 5% à 24% (appartement) – 7% à 20% (maison) à celles réalisées sans l’intermédiaire d’un courtier (OCSTAT). Alors est-ce vraiment cher payé pour avoir recours à un courtier ? A méditer.

Au-delà d’une concurrence relative aux honoraires pratiqués, notre défense s’axe sur une qualification professionnelle car l’immobilier est un domaine vaste, dans lequel il y a de la place pour tout le monde (ou pas) ; mais pas pour n’importe qui et surtout pas n’importe comment.

 

 

par  Les Regisseurs